Guide
Chatbot ou agent IA ?
Les deux se présentent sous forme de conversation. La différence n'est pas dans l'interface, mais dans ce qui se passe après la réponse.

Le même exemple, traité de deux façons
Prenons une demande simple : « mets à jour la fiche de ce client avec la nouvelle adresse ».
Un assistant limité aux réponses, dans cet exemple, explique où cliquer et peut citer la documentation. L'utilisateur doit ensuite exécuter lui-même.
Un agent propose la modification, l'exécute une fois autorisé, et rend compte de ce qui a effectivement changé. La fiche est mise à jour, ou l'agent explique pourquoi elle ne l'a pas été.
Les noms chatbot et agent ne suffisent pas à distinguer les produits. Dans cet exemple, comparez les fonctions connectées et le résultat obtenu.
Ce que l’action exige en plus
Quand un assistant peut agir, son intégration doit préciser les droits, les confirmations et la vérification du résultat.
Une identité et des droits
Au nom de qui l'action est-elle réalisée ? Un chatbot qui se trompe donne une mauvaise réponse. Un agent qui se trompe modifie les mauvaises données.
Un moment d’accord
Qu'est-ce qui part directement, qu'est-ce qui demande confirmation ? Cette frontière doit être explicite et réglable, pas décidée par le modèle.
Une preuve d’effet
L'action a-t-elle réussi ? La réponse vient de l'application, pas de la conviction de l'agent. Sans cela, tous les comptes rendus deviennent douteux.
Une gestion de l’échec
Refus, échec partiel, état incertain : le compte rendu doit distinguer ce qui a été fait de ce qui reste à traiter.
Trois niveaux, pas deux catégories
En pratique, la frontière est graduelle. Ces trois niveaux se règlent séparément, capacité par capacité.
- 01
Répondre
L'agent lit, explique, retrouve. Aucun effet sur les données. C'est déjà utile, et c'est le niveau le moins risqué pour commencer.
- 02
Proposer
L'agent prépare une modification et la présente. L'utilisateur décide. Le travail intellectuel est fait, la responsabilité reste humaine.
- 03
Exécuter
L'agent réalise l'action autorisée. Ce niveau demande tout ce qui précède : droits, preuve d'effet, gestion de l'échec.
Comment choisir ?
Un chatbot suffit-il parfois ?
Oui. Si votre besoin est de répondre à des questions fréquentes sans toucher aux données, un agent capable d'agir ajoute de la complexité sans bénéfice.
Quel est le surcoût d’un agent ?
Il ne vient pas du modèle mais de l'intégration : décrire les capacités, respecter les droits, vérifier les effets. C'est un travail d'ingénierie applicative, pas de configuration.
Peut-on commencer par répondre puis évoluer ?
C'est ce que nous recommandons. Les niveaux se règlent séparément : commencer par la lecture permet d'observer les usages réels avant d'ouvrir l'exécution.